Dimanche 9 mars 2008
    Pourquoi Business ?

    Parce qu'écrire est une "occupation régulière", quelque chose "que l'on ne connait pas", dont "on  a oublié le nom". "Qu'est-ce que c'est que ce business ?" Enfin à peu près tout ce qui constitue  la définition du  business (celle d'encarta). Hormis celle qui le définit comme "monde des grandes affaires d'argent", et quoique.  Enfin  dans mon cas, ça n'est pas le cas. Pas de quoi faire de l'argent ici, et encore moins de grandes affaires. Il s'agit seulement d'être sérieux.

    Donc, pour l'instant,  écrire est une affaire sérieuse, régulière, qui ne génère pas d'argent, mais qui dégènère facilement. La preuve. On fait des jeux de mots douteux, mais qu'importe, on peut s'en satisfaire . C'est gratuit.

    Aussi, tout ce qui est gratuit n'est pas recevable, même on peut dire que ce qui est gratuit  n'a pas la charge d'être de bonne qualité, être gratuit lui confère déjà une qualité. On ne sera pas trop regardant.

    Mais aussi est-ce que le business est une affaire de qualité? Evidemment oui. On ne vend pas du mauvais,  il faut  satisfaire le client. Ou, autre solution, il suffit de faire croire au client que le produit est  de bonne qualité, ou pour aller encore plus loin, de lui faire croire qu'il en est satisfait.

    Je coupe court à cette introduction.
par Couscous publié dans : Courte indépendance
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Dimanche 9 mars 2008
            Et dans le business, il ne faut pas hésiter à cracher sur les autres, alors n'hésitez pas ! Mollard affectueux, mollard salace, crachat déplacé, malodorant, sans fond, constructif ou non. "On construit des châteaux en mollard." Aussi mollard maladroit, mollard équivoque, désinhibé. Ecrire c'est aussi se prendre des tartes dans la gueule et savoir garder son sérieux.
par Couscous publié dans : Courte indépendance
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Vendredi 28 mars 2008

 

Vraisemblablement je me suis trompé. Il est possible de faire de l’argent ici. Enfin, je n'y suis pas obligé. Et surtout vais-je y arriver ? Aucune importance, cela ne doit pas interrompre ma mission. Je ne dois pas y penser. Argent, argent. Ahhhhh, zut, c’est fini. Pour information, "j’ai un gros problème avec l’argent", depuis tout jeune. C’est ça qui me dérange, j’ai peur que ça revienne. Vol, emprunt, lynchage, sous-lit, boîte en fer, et coup de marteau. C’est trop dur, et d’y penser me donne envie de gerber. Alors vais-je devoir quitter ces lieux !? Non !!!! Je refuse. Je veux continuer à parler tout seul ! Merde ! Mais qu’est-ce que je raconte ? Suis-je donc saoul ? me dis-je. J’ai un besoin viscéral d’argent, ne serait-ce que pour payer l'électricité, pour payer l’eau. Les courses ! Ahhhhh ! Si je ne peux plus ni manger, ni me laver, ni me chauffer, je vais mourir. Alors ? Alors oui j’ai besoin de cet argent. Alors oui je vais continuer. Alors oui ! Oui ! Oui ! N’en déplaise aux incestueux ! Arggggg, râle-t-il. Mais qu’est-ce que je raconte encore ? fais-je. Les incestueux ? Qui ça ? Ah oui, ceux qui m’ont jugé quand j’étais jeune. Voilà le souvenir qui ressurgit. C’était un couple-homo-vigiles, me rémémoré-je, deux pères divorcés qui s’étaient « accouplés » avec leur fille respective. Non, la fille de l’un et de l’autre. Mais quoi ? Oui, chaque père avait dépucelé la fille de l’autre. Donc, je reviens sur le mot, il ne s’agissait pas d’inceste, mais d'une cérémonie. Enfin, on peut se tromper. Donc...ils m’ont pris entre quatre yeux, comme l’on fait lors d’un règlement sur l’honneur, d'une joute sérieuse. Ils m’ont ordonné, toi, ne vois dans nos actes que l’éclat pur de l’instinct. J’ai dit, faites de même avec moi alors. Et ils m’ont répondu, rêve jeune homme, lorsque, comme nous, tu posséderas une république, tu le pourras, mais pour l’instant, c’est prison, soupe et crouton. J’ai ri. Puis j’ai pleuré. Qu’avais-je fait pour mériter pareil jugement ? Et bien j’avais volé, oui, j’avais volé de l’argent, j’avais détourné pas moins de 100€. Comment ? Et bien, par la force de mon esprit. J’étais à la caisse, dans un supermarché, le tiroir-caisse ouvert, et des billets, des billets qui affleuraient, j’étais fou. Peux-je ? Je ne pouvais pas tendre la main, alors je les ai regardés comme un sauvage. Tout cet argent ! Puis un billet s’est levé, flottant, 100€. Ma force d’esprit ! gloussé-je. Et là derrière-moi deux hommes, les deux péromaux, m’ont tapé sur l’épaule et invité à les suivre dans leur salle. Ils m’ont raconté leur vie, raconter évidemment ce qu’allait devenir la mienne. M’ont passé le goût du vol…puis j’ai été mis au cachot. Alors aujourd’hui je n’ai pas envie que ça recommence. Alors oui, je veux et j'ai besoin de cet argent ! ! ! ! 

 

par Couscous publié dans : Courte indépendance
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Vendredi 4 avril 2008

        Vous me direz, mais qu’est-ce qu’il a avec l’argent lui ! Luit, voilà, je veux que ça luise. Comme un sexe boussole, poli mais agité. Brillant et ténébreux à la fois. Et je veux et je souhaite me baigner dans une piscine d’or et d’argent. Et de pisse acide aussi.

par Couscous publié dans : Introduction d'histoire communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 4 avril 2008

Je suis tombé amoureux d’une fille, Elsa, une fille sublime. J’ai emménagé chez elle rapidement et elle a  remarqué que je n’étais pas bon à grand-chose. Cependant pour ne pas la décevoir j’ai cherché un travail. Et bien sûr je n’en ai pas trouvé, jusqu’à ce qu'elle prenne les choses en main, et qu’après un entretien un magasin m'ait embauché. Ainsi dès aujourd’hui je peux m’arrêter d’écrire et enfin dire adieu à mes folles et insouciantes attentes d’argent. Je vais le chercher !

L’histoire est racontée dans Peinture.

par Couscous publié dans : Introduction d'histoire
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Vendredi 4 avril 2008

Je pleure aujourd’hui. Je pleure de rire (pleurs) car j’ai vu : un handicapé moteur en fauteuil-roulant à l’arrêt faisant la manche sous une affiche. Un handicapé dont on ne sait s’il fait la manche ou s’il est déformé. Ahhhh ! Pour l’instant on pleure. Parce que c’est triste. On se demande comment cet homme est arrivé là, mais on commence déjà à rire nerveusement, très nerveusement, on se demande quel singulier destin l’a mené jusque ici, dans cette position, dans ce fauteuil, dans sa position d’aumône, dans cette demande qui met mal à l’aise la plupart des passants. Enfin ça c’est la partie triste. Ensuite ce qui rend cet évènement risible, qui fait rire, c’est l’affiche. « Gagner des millions » ou quelque chose de ce goût là. On se demande pourquoi il n’y joue pas, s’il a vu l’affiche, s’il l’avait vue s’il aurait ri. S’il rit même de sa position. Enfin, d’ici une semaine, l’affiche aura changé, et je ne rirai plus.

par Couscous publié dans : Courte indépendance
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Mercredi 9 avril 2008

 

Ils viennent de se rencontrer dans un parking souterrain dans le New Jersey. L'un pense être abordé pour une enquête, ils sont tous les deux à l'aise, comme s'ils se connaissaient depuis longtemps.

-Tu te rappelles quand le pays prospérait ?

-Euh, non.

-Si, rappelle-toi, c’était il y a longtemps.

-Non, je ne m’en rappelle pas.

-Allez, fais un effort.

-Un effort pour quoi ?

-Pour te rappeler.

-Mais tu me fais chier, j’m’en rappelle pas, c’est tout.

-Non, c’est important, allez, rappelle-toi.

-Merde.

Il réfléchit et reprend :

-Bon, je vais faire un effort…c'est pour une enquête ? C'est ça ? Euh...alors, c’était…hum…ah ! Non, non vraiment ça veut pas sortir.

-Ahah, et bien c’est normal, ça n’est jamais arrivé !

Je ris, éteins la télé et pense : il dit cela, mais il plaisante, car en réalité lorsqu’il pleut il est à l’abris dans sa maison. Et vous ? Pas d'importance, car lui non, ça non, il profite de son toit. Il profite d’être sous lui, et cette seule idée l’emplit de joie. Mais oh ! Je raconte sa vie et il se met à neiger dehors. Oh Joie ! Et je crois qu’il allait bientôt se mettre à neiger lorsque l’histoire de La part d(e)-(u) gâteau a commencé.

par Couscous publié dans : Introduction d'histoire
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Mercredi 9 avril 2008

Dans « Follegislation », des hommes se faisaient fusiller sur une potence. J’ai reçu la lettre d’un homme qui lui a été vraiment pendu. Je crois que cela s'est passé dans un autre pan de cette ville où l'on tue encore en public.

« Ma tête raclait sur le sol, ils me tiraient par les pieds avec des cordes, j’avais le bout des mains coupés, et je tentais alors en vain de m’agripper au sol avec mes moignons. Je raclais. J’entendais le hennissement de chevaux fous, leur transpiration bruyante, je voyais des jambes, des milliers de jambes, mais mes yeux s’enfonçaient, se déchiraient sur les cailloux. Je ne tremblais pas, je n’avais plus beaucoup de corps et j’essayais de me remémorer quelques beaux instants de ma vie. Mais la douleur physique entière m’empêchait de penser à autre chose qu’à ce qu’il m’arrivait. Puis je sentis quatre mains sèches et fortes m’attraper, me soulever et me poser sur une chaise, je chavirais quelques instants et retrouvais l’équilibre. J’étais au milieu. Mes yeux s’ouvraient péniblement, je voyais trouble, des cailloux s’étaient mis à l’intérieur, puis l’on me mit un sac sur la tête. Nuit noire. Autour j’entendais les gens rire, des grognements de porcs aussi. La chaleur. Au-dessus de ma tête oscillait la corde, son doux bruit, puis le craquement du bois sous les pieds lourds des deux hommes. Leurs quatre mains. Soudain j’entendais crier : « Levez-le ! Levez-le ! Houiii ! huuuhuhuuuu ! » Dans un élan vain, seul j’essayais, et tombais. La foule riait. J’étais alors affalé sur la planche et sentais des pieds la chaise de laquelle je venais de tomber. Je tentais de me relever, moignons posés sur le bois, je poussais, un genou, debout mais tombais à nouveau. Les rires fous redoublaient. "Aidez-le, aidez-le" hurlaient-ils. Puis les deux hommes m’agrippèrent, ce coup-ci plus fortement, pour me faire tenir debout sur la chaise. Ils me passèrent la corde au cou. Je respirais alors ma propre respiration, fort, dans ce sac qui me servait de tête. J’espérais un instant que ce serait le sac qui serait pendu, mais je savais pertinemment que pour moi tout aller bientôt disparaître. »


par Couscous publié dans : Introduction d'histoire
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Vendredi 11 avril 2008

Il y a quelque chose que je voulais rajouter, j’y pensais en me douchant. C’est l’homme de la nuit à New York, « La belle nuit », d’ailleurs on aurait pu dire « Label Nuit », cet homme, quelque peu moralisateur, imaginez le gars à côté de femmes nues, dans une rue éclairée par des lampadaires, discourant sur une affiche…et bien ce même gars a récidivé, mais flingue à la main et en plein jour

par Couscous publié dans : Introduction d'histoire
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Samedi 12 avril 2008

J'allume la télévision.

 

- Papa ? 

- Oui mon fils ? 

- Tu aimes toujours ta femme ? 

- Oui, toujours. Pourquoi ?

- Je crois que je n’aime plus ma maman. 

- Ah ! Alors tu aurais dû me demander si j’aimais encore ma mère, non ?

- Non, parce qu’en faite, c’est la femme de mon père que je n’aime plus. 

 

J'éteins la télévision.

par Couscous publié dans : Courte indépendance
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