L’histoire commence un premier janvier, une nuit. Sombre, plus sombre que toutes les autres nuits. Les oiseaux volaient bas, pas
encore endormis. Les rats se baladaient dans les égouts. On attendait quelque chose. Le jour suivant, peut-être, ou une brise. Un vent frais qui allait tous nous réveiller. Mais rien. Une semaine
plus tard, toujours cette nuit sombre, opaque, ces oiseaux qui volent bas, bientôt à ras du sol, et les rats grouillant dans les égouts, multipliés. Et une semaine plus tard. Les oiseaux vivaient
à terre, ils ne volaient plus, ils sautillaient inlassablement. Les rats, eux, en surnombre dans les égouts, montèrent peu à peu à la surface. Le combat put commencer entre eux et les oiseaux. On
pensait s’amuser en les regardant, mais ça ne dura qu’une semaine. Les rats, en effectif supérieur, exterminèrent sans stratégie tous les oiseaux. Ce fut atroce, mais très court. On les appela
alors, les rats de printemps.
Des compositeurs de musique classique en firent des monuments musicaux.